Le désir

Le christianisme a choisit de placer la fête de Noël au moment du solstice d’hiver lorsque les jours rallongent (les païens fêtaient alors la lumière qui revenait). Pour les chrétiens en effet, le Christ est venu apporter la lumière au monde en lui enseignant que Dieu est Amour. Cette notion de divin et d’amour se retrouve aussi dans le yoga. Pour ceux qui pressentent que l’essentiel est invisible pour les yeux, l’aspiration spirituelle diffère des émotions « ordinaires » car elle est l’aspiration de l’âme vers le divin. Au fur et à mesure de sa pratique, le yogi devient moins affecté par les fluctuations des ses émotions «ordinaires» du domaine des désirs ou au contraire des aversions. Les textes indiens expliquent que chacun des désirs est provoqué par un vide dans le cœur qui réclame d’être comblé et qui cherche une action extérieure pour le satisfaire, alors que notre vraie nature est l’amour ou la fusion avec le divin, qui seul assure la plénitude. Or du désir naissent les attachements qui d’une part empêchent l’accès à des satisfactions plus profondes et plus élevées et d’autre part sont parfois cause de souffrance. En cette période où chacun désire des cadeaux matériels ou relationnels, il est bon de garder en tête cette « philosophie » que l’on retrouve dans le christianisme et le yoga …tout en profitant pleinement des cadeaux de nos proches ou des cadeaux de la Vie !